Partager et télécharger des cours sur RéussiteFac.com

Besoin de notes de cours ?
La LMDE, en partenariat avec l’UNEF, propose aux étudiants de mettre en commun leurs notes de cours sur le site collaboratif : reussitefac.com

Entièrement gratuit et ouvert à tous les étudiants, ce site permet d’accéder à des contenus pédagogiques (sujets d’examens, dossiers et mémoires, notes de cours, travaux dirigés, etc) directement mis en ligne par les étudiants eux-mêmes.

L’UNEF Paris 2 vous invite donc à profiter de cet outil pour mettre vos cours en ligne et/ou télécharger ceux dont vous ne disposez pas.

Pour comprendre le fonctionnement du site, voici une note détaillant toute la procédure de récupération des cours, de l’inscription sur le site au téléchargement de notes de cours, en passant par la mise en ligne des cours : Profiter des services de ReussiteFac.com.

SOS Examens : tes droits pendant les examens

Comme chaque semestre, à l’occasion des partiels, l’UNEF informe les étudiants sur leurs droits pendant les examens.

Ces droits sont les acquis des batailles que les étudiants ont menées depuis des années à l’université. Nous devons rester vigilants pour défendre ces droits et se mobiliser pour en gagner d’autres.

Tu trouveras donc dans cet article une liste des droits dont tu disposes pendant les examens et une liste des droits que nous n’avons pas encore et pour lesquels l’UNEF se bat à Assas.

Tes droits pendant les examens :

  • Pendant les épreuves :

L’anonymat des copies : pour tous les examens écrits (hors contrôles continu), les copies doivent obligatoirement être anonymes.

Les retards sont en principe acceptés dans un délai correspondant à un tiers du temps de l’épreuve.

Les droits des étudiants salariés : « un congé de formation peut être accordé à un salarié pour préparer ou passer un examen » (article L.931-1 du Code du travail).

Que faire en cas de fraude ?
En cas de fraude, le candidat soupçonné de triche a le droit de finir son examen dans la salle. Sa copie doit rester anonyme. La tentative de fraude doit seulement être inscrite au procès-verbal. Seule la section disciplinaire peut prendre une décision de sanction.
L’étudiant accusé de fraude est convoqué devant la section disciplinaire de l’université ; une première fois en instruction et une seconde en jugement.
Dans les deux cas, il est possible de se faire assister par un militant de l’UNEF.

N’hésite pas à nous contacter si tu te trouves dans une telle situation (par mail : contact@unefparis2.fr).

  • Après les épreuves :

La consultation des copies : les étudiants ont le droit, sur leur demande, à la communication des copies et à un entretien avec le correcteur.

La session de rattrapage : une session de rattrapage doit être organisée pour tous les examens.
Article 29 de l’arrêté du 23 avril 2002 : « Deux sessions de contrôle des connaissances [...] sont organisées. Sous réserve de dispositions pédagogiques particulières [...],  l’intervalle entre ces deux sessions est au moins de deux mois. »

Nous tiendrons une permanence syndicale par mail pendant toute la durée des examens et jusqu’aux résultats, donc si tu as une question ou un problème, n’hésite pas à nous contacter par mail à : contact@unefparis2.fr

 

Les victoires de l’UNEF à Assas

La semaine blanche de révision grâce à laquelle les étudiants disposent d’une semaine pour réviser avant les examens.

La compensation annuelle des notes : permet de valider son année en obtenant plus de 10 de moyenne sur l’ensemble de l’année, en confondant les moyennes du 1er et du 2nd semestre.

La compensation semestrielle : c’est la compensation entre les blocs majeur et mineur du semestre pour valider celui-ci.
La compensation semestrielle a été obtenue cette année grâce à l’UNEF, après 9 ans de batailles locales pour que l’université applique enfin la loi.

Pour plus d’information sur le calcul des notes, voir cet article explicatif : Le calcul des notes à Assas.

La suppression des « notes éliminatoires » ou « notes barrages » dans toutes les filières : pratiques anti-pédagogiques qui conduisent certains étudiants à réussir leur année mais à ne pas la valider.

 

Les batailles de l’UNEF à Assas

Actuellement, l’UNEF se bat pour obtenir les droits suivants :

La capitalisation des matières validées : il s’agit de capitaliser chacune des matières acquises afin de ne pas avoir à les repasser en cas de redoublement.

La capitalisation des matières validées est prévue dans la loi mais l’université refuse de l’appliquer. L’UNEF se bat donc pour qu’Assas se conforme à la loi.

L’importante victoire de l’UNEF aux élections en conseils d’UFR en mars 2011 avait permis à l’UNEF d’obtenir la mise en conformité de l’université à la loi concernant la compensation semestrielle (voir cet article). La capitalisation des matières validées sera donc un des points importants du projet de l’UNEF aux élections en conseils centraux de cette année.

La mise en place d’une session balai : la possibilité pour un étudiant n’ayant pas pu se présenter à un examen en raison d’un cas de force majeure (maladie, deuil, etc.) de bénéficier d’une autre occasion de passer son épreuve dans la foulée de la session d’examens, c’est à dire sans attendre la session de rattrapages de septembre.

La généralisation de l’AJAC (AJourné mais Autorisé à Continuer) : soit la possibilité de passer dans l’année supérieure dès lors que l’on a validé un semestre. L’étudiant devant alors repasser le semestre manquant de l’année précédente, en plus des examens de l’année en cours.

Bon courage pour les examens !

Bonne année 2012 !

L’UNEF Paris 2 souhaite à tous les étudiants une bonne année 2012 !

Comme l’année précédente, marquée par la victoire du 10ème mois de bourse, cette nouvelle année devra être celle d’autres avancées sociales, notamment à l’occasion d’échéances électorales étudiantes et nationales.

Tous nos vœux de réussite aux examens !

CROUS : les bourses versées en décembre !

Le désengagement financier de l’Etat dans les CROUS (centre régional des œuvres universitaires et scolaires) est chaque année de plus en plus important avec des conséquences graves pour les étudiants : coupes budgétaires dans les aides d’urgences, augmentation des loyers en résidences universitaires, augmentation du ticket de restauration universitaire, retard de versement des bourses !

Après que le versement des bourses de novembre ait d’abord accusé un retard important et entrainé la montée au créneau de l’UNEF, le gouvernement a annoncé un versement des bourses de décembre en janvier !

L’UNEF a alors dénoncé le choix du gouvernement de faire peser la rigueur budgétaire sur les plus précaires et  déjà obtenu pour les étudiants boursiers en résidence universitaire qu’ils ne payent leur loyer de décembre qu’en janvier.

L’UNEF a ensuite mobilisé les étudiants, notamment en organisant des rassemblements devant les conseils d’administration des CROUS partout en France à l’occasion des délibérations autour de leur budget, afin d’interpeller le ministère de l’enseignement supérieur, représenté dans ces conseils. Et la semaine dernière, la mobilisation a payé !

L’UNEF obtient le versement de toutes les bourses de décembre dans le courant du mois !

 

Santé des étudiants : la mobilisation a payé !

Ces dernières semaines, l’UNEF a mené une campagne d’information et de pétitions contre la nouvelle taxation sur les mutuelles étudiantes.

En passant à 13%, cette taxe obligeait les mutuelles étudiantes, déjà fragiles car non lucratives, à augmenter leurs tarifs voire même à disparaitre pour laisser le marché de la santé des étudiants aux entreprises à but lucratif.

L’UNEF demandait l’exonération de la taxe pour les mutuelles étudiantes afin d’assurer leur rôle majeur dans la gestion du système de sécurité sociale étudiante et leurs missions de prévention et d’éducation à la santé.

Avec plus de 50 000 pétitions signées dans toute la France, dont pas moins de 1 500 signatures à Paris 2, et des rassemblements organisés à chaque déplacement du ministre de l’enseignement supérieur Laurent Wauquiez, comme le 16 novembre à Assas, la mobilisation a payé !

L’UNEF obtient 7 millions d’euros pour sauver le régime étudiant de sécurité sociale en augmentant la remise de gestion aux mutuelles étudiantes (le montant versé aux mutuelles pour chaque étudiant affilié, au titre de leur activité de centre de sécurité sociale déléguée) permettant ainsi de compenser le poids de la nouvelle taxe et assurant la pérennité du régime étudiant de sécurité sociale, acquis du Conseil National de la Résistance en 1948.

La santé reste pour autant difficile d’accès puisque 34% des étudiants ont renoncé à se soigner par manque de moyens en 2011 et que 19% d’entre nous ne peuvent s’offrir une complémentaire santé.
C’est pourquoi l’UNEF revendique encore des mesures supplémentaires : un plan de financement pluriannuel de la sécurité sociale étudiante et la mise en place d’un chèque santé national pour tous les étudiants.

 

Pas de bourses à Noël : l’UNEF appelle les étudiants à se mobiliser !

ACROUSugmentation des prix, taxe sur la santé, retards dans les versements des bourses…Les économies du gouvernement pèsent lourd sur notre portefeuille.

Cette année, c’est un budget d’austérité que le gouvernement nous présente en matière de vie étudiante. En plus de diminuer les moyens financiers qui permettent au CROUS de fonctionner, les économies du gouvernement mettent à mal les bourses entrainant des retards dans leur versement et faisant planer le doute d’un paiement des bourses dans leur totalité en décembre.

Il s’agit là d’une véritable double peine pour les étudiants. A nouveau, le gouvernement impose une rigueur aveugle. Cette rigueur est injuste et fait payer ceux qui ont le moins continuant de protéger ceux qui ont le plus. De plus, elle est inefficace économiquement : ne pas investir dans l’éducation, c’est supprimer toutes perspectives de progrès social et économique dans l’avenir.

Budget des CROUS : le gouvernement fait les poches des étudiants !

Cette année, 21 CROUS sur 28 subissent des baisses de subventions du ministère. Jamais ces baisses n’avaient touché autant de CROUS. Alors que les CROUS développent de nouvelles structures (nouveaux resto-U, nouvelles cité-U), ils devront gérer avec moins de subventions plus de charges (personnels, équipement, denrées…). Concrètement cela veut dire qu’il devra trouver d’autres sources de financements pour atteindre l’équilibre budgétaire.
Pour nous, étudiants, les conséquences du désengagement de l’Etat se répercuteront directement par l’augmentation du coût d’un repas ou encore l’augmentation des loyers.

Bourses sur critères sociaux : déprime de Noël pour les étudiants !

D’importants retards de versements des bourses ont lieu en ce mois de  novembre. A l’heure actuelle, toutes les bourses dues par l’Etat aux étudiants ne sont toujours pas versées.
Ce retard doit être rattrapé le plus rapidement possible afin qu’aucun étudiant ne soit mis en difficulté
.

A ces retards inexplicables, s’ajoute le risque de voir les CROUS dans l’incapacité matérielle de verser les bourses aux étudiants pour la fin de l’année. Il ne reste aujourd’hui que 50 millions d’euros à disposition des CROUS pour finir l’année alors qu’il en faudrait près de 160 millions !
Le gouvernement doit se rendre compte de la crise sociale que provoquerait un défaut de paiement des bourses étudiantes. Il est inacceptable que le versement des bourses étudiantes devienne la variable d’ajustement d’un budget de rigueur.

L’UNEF exige une révision à la hausse du budget des bourses pour garantir à chaque étudiant boursier qu’il recevra son dû au mois de décembre.

L’UNEF appelle l’ensemble des administrateurs du CNOUS à rejeter le budget proposé par le gouvernement.

L’UNEF appelle les étudiants à se rassembler devant le Conseil d’Administration du CNOUS vendredi 25 novembre à 9h, métro Place Monge, pour réclamer le versement de leur bourse et un plan de financement des CROUS.

L’UNEF a déjà obtenu nationalement que les étudiants qui ne recevraient pas leur bourse en décembre ne payent pas leur loyer de cité-U du mois de décembre en décembre ; le loyer de décembre sera alors à payer lors du versement de la bourse correspondant au mois de décembre (en janvier normalement).

En outre, si tu es en galère financièrement suite à ce retard de versement, tu peux nous contacter pour monter un dossier FNAU (Fonds National d’Aide d’Urgence : aide sociale qui peut être accordée de manière ponctuelle), par mail à l’adresse contact@unefparis2.fr.

Conférence : « Quelle égalité femmes-hommes aujourd’hui ? »

L’UNEF Paris 2 vous invite à la conférence qu’elle organise sur l’égalité femmes-hommes lundi 21 novembre à 19h15 en Amphi 3, au centre Assas.

Trois invitées interviendront, puis vous pourrez leur poser des questions et la conférence sera suivie d’un débat.
Les trois invitées sont :

  • Thalia BRETON, porte-parole d’Osez Le Féminisme.
  • Gaëlle KERGUTUIL, administratrice déléguée de la LMDE en charge des droits des femmes.
  • Marie-Pierre MARTINET, secrétaire générale du Planning Familial.

L’UNEF Paris 2 regrette la fermeture d’Assas par la préfecture de police

Mercredi 16 novembre, Laurent Wauquiez, ministre de l’enseignement supérieur, est venu à Assas pour installer la nouvelle promotion de l’Institut Universitaire de France (un service du ministère de l’enseignement supérieur, composé d’enseignants).

L’UNEF, actuellement en campagne pour la suppression de la taxe sur les mutuelles étudiantes (campagne « Santé des étudiants : la taxe de trop ! »), a saisi cette opportunité pour interpeller le ministre sur la question de la santé des étudiants et sur l’urgence de la situation, lors de son arrivée, à 18h15.

Une centaine de militants de l’UNEF manifestaient pacifiquement devant l’université. D’autres militants ont interpellé le ministre lors de son arrivée à l’intérieur de l’université, près du Grand Amphi.
Auparavant, les militants de l’UNEF avaient déjà interpellé Laurent Wauquiez selon ce même mode opératoire lors d’une inauguration à Paris 4, comme lors d’une conférence à l’école Polytechnique ; cela avait conduit le ministre à fuir les médias (annulant ses points presse) pour ne pas avoir à assumer publiquement les choix du gouvernement sur la santé des étudiants.
Comme en ce mercredi 16 novembre, il n’y a jamais eu de débordements de la part de l’UNEF lors de ces deux précédentes manifestations.

Ainsi, et malgré la bonne maitrise de la situation par les appariteurs d’Assas en lien avec les responsables de l’UNEF Paris 2, le ministre a fait le choix d’alerter la préfecture de police. De sorte que cette dernière a ordonné la fermeture du site d’Assas alors que, ayant interpellé avec succès Laurent Wauquiez, les militants de l’UNEF s’étaient déjà dispersés à 18h30 pour assister notamment à une conférence sur l’économie sociale et solidaire à Sciences-Po (IEP de Paris).

L’UNEF Paris 2 regrette profondément les mesures disproportionnées de la préfecture de police qui ont empêché les étudiants d’accéder et de sortir de l’université alors même que le ministre, comme les militants de l’UNEF, étaient déjà partis.

 

Cette interpellation fut en effet un succès : plus tard dans la même soirée, le ministre s’est entretenu avec Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF, pour « parvenir à un accord de financement des mutuelles étudiantes d’ici une semaine » (Source : Romandie.com).

Malgré les incidents imputables à la préfecture de police, l’UNEF Paris 2, avec le soutien des 1 300 étudiants d’Assas ayant signé la pétition pour sauver la santé des étudiants, se satisfait du résultat de son interpellation sur l’avancement de ses revendications relatives à la taxe sur les mutuelles étudiantes.

Fin de la Bourse Aux Livres de l’UNEF

Viens chercher l’argent de la vente et/ou tes livres invendus !!

La Bourse Aux Livres de l’UNEF, qui a ouvert lundi 24 octobre dernier, est fermée depuis le mercredi 2 novembre.

Nous avons fait l’inventaire des livres restants et tu peux désormais venir chercher l’argent issu de la vente de tes livres et/ou tes livres invendus.
Pour ce faire, le local de l’UNEF (local 12 au sous-sol du centre Assas) sera ouvert mardi et mercredi prochains (15 et 16 novembre) de 9h à 17h ; sauf mercredi, jusqu’à 16h.
N’oublie pas d’amener le reçu qui t’a été laissé lors du dépôt de tes livres.

Passés mardi et mercredi, pour récupérer son argent et/ou ses livres, il faudra prendre rendez-vous par mail, à l’adresse contact@unefparis2.fr.

Une taxe sur notre santé PAS QUESTION !

Cliquez ici pour signer la pétition (unef.fr/sante)

Taxes, franchises médicales, déremboursements, augmentation du prix de l’affiliation à la sécu… depuis 2007, le gouvernement a décidé de financer ses économies en faisant payer plus cher les étudiants qui veulent se soigner. A l’heure actuelle, lorsqu’un étudiant dépense 2€ en soins, la sécurité sociale ne lui en rembourse que 1€. Insuffisamment remboursés, les étudiants doivent en plus subir une double peine en supportant de nouvelles taxes sur leur santé. Ainsi, pour 100€ dépensés en soins, ce sont 13€ qui vont directement dans les poches de l’Etat. La nouvelle taxe décidée dans le cadre du plan de rigueur va encore aggraver cette situation. Injuste, inefficace et dangereuse, cette taxe risque de faire de l’accès à la santé un privilège que la majorité des étudiants ne pourront plus se payer. Pourtant, tout le monde ne subit pas la rigueur de la même façon. L’industrie pharmaceutique par exemple affiche des bénéfices records cette année (plusieurs milliards d’euros) sans que le gouvernement ne la mette à contribution. Faire payer plus les étudiants au risque de voir leur santé se dégrader et préserver les plus riches, c’est le choix que le gouvernement a fait avec sa nouvelle taxe.

Depuis 3 ans, le gouvernement a pris plus de 40 millions d’euros aux étudiants

Alors qu’en 2004 lors d’une consultation de médecin généraliste, un étudiant devait débourser 6 € de sa poche, aujourd’hui il doit payer en moyenne 17 €. Cette augmentation est due aux taxes instaurées et aux nombreux déremboursements dont sont victimes les étudiants. En prélevant plus de 40 millions d’euros du portefeuille déjà vide des étudiants pour les donner à l’Etat, le gouvernement réduit notre capacité à nous soigner lorsque l’on est malade. Pourtant d’autres solutions existent. Par exemple, il suffirait de taxer une entreprise de médicaments comme Sanofi Aventis à hauteur de seulement 0,001% de ses bénéfices pour récolter la même somme.

Depuis 3 ans, notre santé s’est dégradée

L’augmentation du coût de la santé a de réelles conséquences sur l’état sanitaire des étudiants. Ainsi, de plus en plus d’étudiants renoncent à se soigner pour des raisons financières. L’enquête nationale de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants) sur la santé des étudiants révèle que chaque année :
• 1 étudiant sur 3 n’a pas les moyens de se soigner lorsqu’il est malade
• 1 étudiant sur 5 ne peut se payer une complémentaire santé
• 92% des étudiants ont recours à l’automédication pour ne pas avoir à payer une consultation

L’argent est devenu la principale barrière d’accès à la santé. Précaires, obligés d’arbitrer au quotidien dans leurs dépenses, les étudiants sont les premiers à devoir revoir leurs exigences à la baisse concernant leur état de santé. Pourtant, la santé n’est pas une marchandise de luxe. C’est un droit fondamental dont nous nous voyons privés aujourd’hui.

Le gouvernement, responsable d’une crise sanitaire

Être étudiant aujourd’hui, c’est être obligé d’arbitrer entre les dépenses d’alimentation, les dépenses scolaires, les sorties culturelles, les loisirs ou les dépenses de santé. Avec un prix de la santé qui augmente de plus en plus, la majeure partie d’entre nous est obligée de faire de sa santé une variable d’ajustement, quitte à utiliser le système D. Repousser un traitement à plus tard, utiliser une vieille ordonnance pour acheter directement ses médicaments et ne pas avoir à payer de consultation, attendre que les symptômes s’aggravent pour se soigner… sont autant d’habitudes auxquelles nous sommes aujourd’hui contraints. Dans la majeure partie des cas, les étudiants renoncent  et reportent des soins qui s’avèrent parfois urgents. En effet, plus de 9 étudiants sur 10 se soignent eux-mêmes faute de pouvoir payer une consultation, 34% des étudiants renoncent à des soins. Alors que l’UNEF revendique depuis plusieurs années la mise en place de mesures en faveur de l’amélioration des conditions sanitaires des étudiants, le gouvernement vient de décider de rajouter une taxe supplémentaire sur notre santé. Pour les étudiants c’est la taxe de trop !

La taxe sur les mutuelles : la taxe de trop !

Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement  vient de décider de doubler la taxe sur les complémentaires santé. 

Cette taxe est injuste socialement car elle touchera d’abord les plus fragiles. Elle est inefficace car en empêchant les étudiants de se soigner, on les expose à des problèmes de santé plus lourds et qui coûteront plus chers à l’assurance maladie. Enfin du point de vue de la santé publique, cette taxe est dangereuse car elle va inciter les étudiants à prendre une protection complémentaire d’un niveau insuffisant ou tout simplement à renoncer à se couvrir. 

Alors que la santé des étudiants est aujourd’hui taxée à plus de 13%, l’industrie pharmaceutique et ses 25 milliards d’euros de bénéfices annuels est épargnée par le gouvernement avec une taxe de seulement 1,5%. La taxation de la santé est une aberration : alors qu’elle est un bien public qui doit profiter à tous, la santé est désormais taxée deux fois plus qu’un hamburger. 

Une attaque direct contre l’accès à la santé 

En faisant le choix de surtaxer notre santé, le gouvernement se rend coupable de plonger les étudiants dans une crise sanitaire. En considérant que les étudiants peuvent « attendre » pour se soigner, le gouvernement crée une situation explosive. A force de reporter des soins, de plus en plus d’étudiants laissent des pathologies légères dégénérer en maladies plus lourdes médicalement et plus coûteuses financièrement. 

La taxe décidée par le gouvernement est un véritable impôt sur la santé qui conduit les mutuelles à ponctionner plusieurs millions d’euros sur les cotisations étudiantes pour les verser à l’Etat au détriment de la santé des étudiants. Non seulement cette mesure augmente une nouvelle fois le coût de la santé pour les étudiants, mais elle fragilise aussi directement les mutuelles étudiantes. Ces dernières sont des acteurs quotidiens du service public de la santé étudiante en permettant à tous les étudiants de gérer eux même leur santé et de bénéficier de mesures de prévention adaptées. 

En attaquant la santé des étudiants et leurs mutuelles d’un côté pour sauver les banques de l’autre, le gouvernement fait le choix d’une politique qui va à l’encontre des droits étudiants. Nous refusons que la rigueur soit un prétexte pour dégrader nos conditions de vie présentes et futures.