Retour de l’extrême droite à Assas : l’UNEF dénonce une nouvelle attaque contre les valeurs de l’université

Après avoir disparu pendant 15 ans, l’extrême droite refait surface à Assas.
Plusieurs campagnes de diffusion de tracts et de collages sur les sites d’Assas et de Vaugirard ont été réalisées.
Deux groupuscules en sont à l’origine : le « GUD » (groupe union défense) et « Troisième Voie ».
Il s’agit ici d’une tentative de retour en force de l’extrême droite dans l’université, tentative que nous condamnons fermement.

Un passage en force inacceptable

Emmenés par un ex-activiste du RED (Rassemblement des Etudiants de Droite), ces extrémistes minoritaires tendent à retrouver leur petite popularité des années 1980. Le GUD regroupe aujourd’hui une poignée de militants minoritaires, violents et rejetés des autres forces politiques qui usent de l’intimidation physique pour affirmer leur légitimité. Le GUD cherche à se présenter comme une alternative politique au sein de l’Université, ce qu’il n’est pas et ne sera jamais.

Un discours politique inexistant

Le GUD se revendique syndicat pour la protection des étudiants. C’est exactement le contraire qu’il réalise. Tenant des propos racistes, antisémites, élitistes et identitaires, le GUD cherche à faire de l’Université un lieu de haine, de violence et de rejet de l’autre.

Depuis un an, une vingtaine d’étudiants veulent tenter de remettre au goût du jour les « rats noirs » de l’extrême droite. Certains d’entre eux, fils ou filles de l’ancienne génération de militants du GUD et apparentés, ne cherchent aujourd’hui qu’à redonner vie aux croisades inachevées de leurs aînés.

Politiquement, ils affichent une incohérence troublante, proches de « Troisième voie » ils manifestent pourtant (comme le 30 octobre) aux côtés des JPF (Jeunes pour la France), groupuscule pro-israélien. Comment décrire l’oxymore de leur stratégie politique, sinon qu’ils diffusent un discours creux, sans aucune portée, n’ayant pour seul objectif que d’instaurer un climat de haine et de violence.

L’UNEF réagit :

L’UNEF, le syndicat étudiant, première organisation de jeunesse en France, s’oppose fermement au retour de ce groupe minoritaire et dissident. L’UNEF se bat depuis sa création pour la sauvegarde des droits des étudiants, pour la tolérance, la solidarité et pour faire de l’université un lieu d’intégration et d’émancipation intellectuelle. C’est dans cet objectif que nous ne laisserons pas quelques nervis d’extrême droite mettre en danger l’université de la République par leurs idées infondées, malsaines, dangereuses et intolérantes !

L’UNEF demande à M. Vogel, Président de l’Université Paris II, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté étudiante et universitaire de faire sortir ce groupuscule illégitime des horizons de l’université ; qu’aucune diffusion, ou collage ne soit toléré, que des mesures soient prises pour qu’aucune intimidation ne puisse plus être faite tant à Assas que sur les autres sites et notamment Vaugirard. Qu’un climat social sain soit ainsi restauré.

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