L’administration refuse la venue d’un membre de l’extrême-droite à l’université.

 

L’association DJDP avait obtenu une salle à Paris II, sans prévenir l’administration de la nature politique de sa réunion ni de son véritable objet. Wallerand DE SAINT-JUST, candidat du Front national  aux élections municipales, ancien membre du Groupe Union Défense (connu pour ses actions violentes par le passé, notamment à Paris II) en était l’invité ; il avait simplement été présenté par l’association comme « avocat », et non comme candidat aux municipales…

Ayant été finalement averti par l’administration de la Sorbonne de la qualité de l’intervenant, Assas a refusé sa venue. L’administration de Paris II a téléphoné à la fois à l’intervenant et au président de DJDP pour s’opposer à cette réunion. M. Guillaume LEYTE, président de l’université Paris II,  est venu s’assurer en personne que cette réunion n’aurait pas lieu dans son université.

L’association DJDP a alors fait le choix d’essayer de maintenir sa conférence en se rendant au Panthéon, où elle avait au préalable réservé une salle en parallèle (dans l’optique du refus prévisible de l’administration face à la venue de M. de Saint-Just). Bien évidemment, l’administration de Paris I s’est formellement opposée à sa venue.

La volonté de l’association de maintenir sa réunion alors même que l’administration le lui avait formellement interdit est la cause directe des difficultés rencontrées par les étudiants du Panthéon, suite à la venue d’un nombre important de membres du Front National et de groupuscules d’extrême-droite. L’université n’a pas fermé ses portes, par refus de se soumettre ; il n’a jamais été question de blocage de l’université, et ce blocage inventé par l’association DJDP n’a évidemment jamais eu lieu. L’Unef Paris II a d’ailleurs soutenu l’université dans sa volonté de garder les portes du Panthéon ouvertes. De même, aucune menace n’a jamais été proférée à l’encontre des membres de l’association.

L’université a toujours eu cette réaction lorsqu’il s’agissait d’une conférence politique sur un thème d’actualité. L’Unef en a elle-même fait les frais, en voyant annuler, au dernier moment, certaines de ses conférences, notamment sur le thème du mariage pour tous.

Au lieu d’accuser de manière mensongère l’Unef de blocage et de censure, DJDP devrait plutôt se retourner contre l’université, seule décisionnaire dans l’annulation de cette conférence, comme cela a d’ailleurs été expressément précisé par les administrations de Paris I et de Paris II.

L’Unef a toujours combattu l’extrême-droite sous toutes ses formes, qui par son comportement (appels à la haine et à la violence, menaces et agressions sur des étudiants) s’exclut du jeu démocratique, notamment dans un contexte de fortes tensions, où une militante de l’Unef Paris I a été dernièrement agressée physiquement par un membre de l’extrême-droite.

Notre seule action a été de distribuer des tracts pour dénoncer la venue d’une personnalité d’extrême-droite dans une faculté, institution républicaine qui ne doit pas devenir un porte-voix du Front National.

L’Unef déplore les propos mensongers de l’association DJDP, et soutient la décision de l’université d’avoir refusé l’intervention d’un candidat du Front National.

 

 

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